Téléphone branché toute la nuit, appareil utilisé pendant sa recharge, chargeur différent de celui fourni à l’achat… Ces gestes paraissent ordinaires. Pourtant, les données recueillies auprès des Français montrent que les comportements susceptibles d’exposer les batteries lithium-ion à des conditions défavorables sont largement répandus. Et alors que ces batteries équipent désormais une multitude d’objets du quotidien, près de deux Français sur trois reconnaissent manquer d’informations sur les risques.
- 62 % des Français laissent au moins parfois leurs appareils charger pendant la nuit.
- 77 % utilisent au moins parfois un appareil pendant sa recharge.
- 55 % utilisent au moins parfois un chargeur différent de celui d’origine.
- 52 % rechargent au moins parfois leurs appareils près d’objets ou de tissus inflammables.
- 64 % se considèrent mal informés sur les risques associés aux batteries lithium-ion.
- Recharger son téléphone toute la nuit est-il une habitude fréquente ?
- Utiliser un appareil pendant sa recharge est-il courant ?
- Les Français utilisent-ils toujours le chargeur d’origine ?
- Où les appareils sont-ils rechargés ?
- Laissons-nous nos batteries charger sans surveillance ?
- Les risques des batteries lithium-ion sont-ils bien connus ?
- Combien de Français ont déjà rencontré un incident ?
- Pourquoi ces habitudes concernent-elles autant de monde ?
- Que faut-il retenir de ces résultats ?
Recharger son téléphone toute la nuit est-il une habitude fréquente ?
Oui : 62 % des Français déclarent laisser au moins parfois un appareil équipé d’une batterie lithium-ion en charge pendant la nuit. Plus précisément, 31 % indiquent le faire souvent ou toujours.
Le geste est facile à comprendre. Brancher son smartphone avant de dormir permet de retrouver une batterie chargée au réveil, sans avoir à se préoccuper de son niveau pendant la journée. Cette habitude s’est ainsi installée dans de nombreux foyers.
62 %
des Français déclarent laisser au moins parfois leurs appareils en charge pendant la nuit.
Ce chiffre permet surtout de mesurer à quel point la recharge nocturne est devenue banale. Elle n’est pas une pratique occasionnelle réservée à une minorité d’utilisateurs : elle concerne près de deux personnes sur trois au moins ponctuellement.
Utiliser un appareil pendant sa recharge est-il courant ?
C’est même l’une des pratiques les plus répandues. 77 % des personnes interrogées indiquent utiliser au moins parfois un appareil alors que celui-ci est en cours de recharge.
Parmi elles, 31 % déclarent le faire souvent ou toujours.
Le smartphone illustre facilement cette situation : continuer une conversation, regarder une vidéo, consulter les réseaux sociaux ou naviguer sur Internet alors que le téléphone est branché paraît aujourd’hui parfaitement ordinaire.
77 %
utilisent au moins parfois un appareil équipé d’une batterie lithium-ion pendant qu’il est en charge.
Cette donnée prend une autre dimension lorsqu’elle est rapprochée du nombre d’appareils présents dans les foyers. Les batteries lithium-ion ne se trouvent plus uniquement dans les téléphones : elles alimentent également ordinateurs, tablettes, écouteurs, enceintes, aspirateurs, outils, batteries externes et de nombreux autres équipements.
Les Français utilisent-ils toujours le chargeur d’origine ?
Non. 55 % déclarent utiliser au moins parfois un autre chargeur que celui d’origine. Cette pratique est fréquente — réalisée souvent ou toujours — pour 21 % des personnes interrogées.
Il suffit d’observer le nombre d’appareils présents dans un logement pour comprendre pourquoi les chargeurs circulent facilement d’un équipement à l’autre. Un câble ou un adaptateur disponible à proximité peut être utilisé sans nécessairement être celui fourni initialement avec l’appareil.
Un point important : les résultats décrivent les habitudes déclarées par les Français. Ils ne signifient pas que chaque utilisation d’un chargeur différent provoque un incident. Ils permettent en revanche d’identifier la fréquence de cette pratique dans les usages quotidiens.
Où les appareils sont-ils rechargés ?
L’environnement dans lequel nous rechargeons nos équipements constitue un autre enseignement intéressant. 52 % des Français déclarent recharger au moins parfois leurs appareils à proximité d’objets ou de tissus inflammables.
Autrement dit, cette situation concerne plus d’une personne sur deux, au moins occasionnellement.
Le chiffre rappelle que la recharge d’un appareil n’est pas uniquement une question de câble ou de chargeur. L’endroit où l’appareil est posé pendant plusieurs heures fait également partie des habitudes à considérer.
| Comportement déclaré | Au moins parfois |
|---|---|
| Utiliser l’appareil pendant sa recharge | 77 % |
| Laisser l’appareil charger pendant la nuit | 62 % |
| Utiliser un autre chargeur que celui d’origine | 55 % |
| Recharger près d’objets ou de tissus inflammables | 52 % |
| Laisser un appareil charger en son absence | 42 % |
Laissons-nous nos batteries charger sans surveillance ?
42 % des personnes interrogées déclarent laisser au moins parfois un appareil en charge lorsqu’elles sont absentes.
Cette donnée complète celle concernant la recharge nocturne. Dans les deux situations, l’appareil peut rester branché pendant une période où son utilisateur n’est pas directement disponible pour constater rapidement un comportement inhabituel.
Plus largement, les résultats montrent que les différentes pratiques ne doivent pas être examinées séparément. Un même utilisateur peut cumuler plusieurs habitudes : recharger la nuit, utiliser différents chargeurs ou laisser ponctuellement un appareil branché sans surveillance.
Les comportements à risque sont-ils vraiment répandus ?
Oui. 91 % des Français adoptent fréquemment au moins un des comportements à risque étudiés. Seulement 3 % ne déclarent aucun de ces comportements, tandis que 6 % en adoptent au moins un uniquement de façon occasionnelle.
Les risques des batteries lithium-ion sont-ils bien connus ?
Les habitudes observées peuvent être rapprochées d’un autre résultat : les Français évaluent assez modestement leur propre connaissance des risques liés aux batteries lithium-ion.
Lorsqu’ils doivent noter leurs connaissances sur une échelle de 0 à 10, la moyenne atteint seulement 4,6/10.
4,6/10
C’est la note moyenne que les Français donnent à leur connaissance des risques associés aux batteries lithium-ion.
45 % évaluent leurs connaissances entre 1 et 4 sur 10. À l’inverse, seulement 13 % s’attribuent une note comprise entre 8 et 10.
Les batteries sont donc extrêmement familières en tant qu’objets du quotidien, mais leur fonctionnement et les risques associés semblent nettement moins familiers aux utilisateurs.
Certains facteurs de détérioration sont néanmoins bien identifiés
Cette méconnaissance générale ne signifie pas que les utilisateurs ignorent tous les facteurs susceptibles d’endommager une batterie.
93 % identifient l’exposition à la chaleur comme susceptible d’endommager une batterie lithium-ion. Les chocs sont cités par 88 %, l’exposition ou l’infiltration d’eau par 87 % et les chutes par 85 %.
- 93 % identifient l’exposition à la chaleur ;
- 88 % identifient les chocs ;
- 87 % identifient l’exposition ou l’infiltration d’eau ;
- 85 % identifient les chutes.
Il existe donc une différence entre connaître certains facteurs évidents de détérioration et disposer d’une connaissance plus générale des précautions entourant l’utilisation quotidienne des batteries.
Combien de Français ont déjà rencontré un incident avec un appareil sans fil ?
Pour une partie de la population, les problèmes associés à ces équipements ne sont pas uniquement théoriques. 12 % des Français déclarent avoir déjà personnellement vécu un incident avec un appareil sans fil équipé d’une batterie lithium-ion.
12 %
des personnes interrogées déclarent avoir déjà rencontré personnellement un incident avec un appareil sans fil équipé d’une batterie lithium-ion.
Ce résultat ne signifie pas qu’une personne sur huit a subi un incendie. La notion d’incident couvre différents événements et ne doit pas être assimilée automatiquement à un accident grave.
Le chiffre montre néanmoins que les dysfonctionnements impliquant ces appareils ont déjà été expérimentés directement par une partie des utilisateurs.
Pourquoi ces habitudes concernent-elles autant de monde ?
Une partie de la réponse tient probablement au nombre considérable d’appareils concernés.
Les Français déclarent posséder en moyenne 13,2 appareils équipés d’une batterie lithium-ion. Le smartphone est présent chez 96 % des répondants et l’ordinateur portable chez 83 %.
Les équipements sont ensuite très diversifiés : 61 % possèdent une tablette, 60 % des écouteurs ou un casque sans fil, 60 % de l’électroménager sans fil et 56 % une brosse à dents électrique.
Les batteries externes concernent 48 % des répondants, les enceintes portables 47 % et les montres connectées 40 %.
13,2 appareils par foyer en moyenne : la question des batteries lithium-ion ne concerne donc pas un équipement isolé. Un même foyer doit potentiellement gérer la recharge, le stockage et la fin de vie d’une multitude de batteries.
Cette omniprésence peut aussi contribuer à rendre la technologie presque invisible. Nous ne pensons généralement pas à la batterie lorsque nous utilisons une brosse à dents, un casque audio ou un aspirateur sans fil. Nous pensons d’abord à la fonction de l’appareil.
Les gestes de recharge deviennent alors des automatismes, répétés quotidiennement sans que la batterie elle-même soit nécessairement perçue comme un élément nécessitant une attention particulière.
Le manque d’information peut-il expliquer certaines habitudes ?
Les résultats ne permettent pas d’affirmer qu’un manque d’information est directement responsable des comportements observés. Ils montrent toutefois que 64 % des Français se considèrent mal informés sur les risques liés aux batteries lithium-ion.
64 %
des Français estiment être mal informés concernant les risques associés aux batteries lithium-ion.
Cette proportion peut être rapprochée de la note de connaissance de 4,6/10 et de la fréquence élevée de certaines pratiques.
Les données dessinent ainsi un contraste : les batteries lithium-ion sont massivement utilisées, mais les connaissances qui entourent leur utilisation restent beaucoup moins généralisées.
Idée reçue : « Je sais utiliser mon téléphone, donc je connais sa batterie »
Pas nécessairement. La familiarité avec un appareil ne signifie pas automatiquement que son utilisateur connaît les caractéristiques ou les risques de sa batterie. Les Français possèdent en moyenne 13,2 appareils concernés, mais évaluent leurs connaissances des risques à seulement 4,6/10.
Que faut-il retenir de ces résultats ?
Les chiffres ne permettent pas d’affirmer qu’un comportement donné provoquera nécessairement un incident. Ils montrent surtout à quel point certaines habitudes de recharge sont devenues ordinaires dans un environnement où les batteries lithium-ion se multiplient.
- Les batteries lithium-ion sont omniprésentes : les Français déclarent posséder 13,2 appareils concernés en moyenne.
- Les comportements étudiés sont largement répandus : 91 % adoptent fréquemment au moins un comportement à risque.
- La recharge nocturne est courante : 62 % la pratiquent au moins parfois.
- L’utilisation pendant la recharge l’est encore davantage : elle concerne au moins parfois 77 % des répondants.
- Les connaissances restent limitées : les Français les évaluent à 4,6/10 en moyenne.
- Le besoin d’information est clairement exprimé : 64 % se considèrent mal informés.
Questions fréquentes sur la recharge des batteries lithium-ion
Combien de Français rechargent leurs appareils pendant la nuit ?
62 % déclarent laisser au moins parfois un appareil équipé d’une batterie lithium-ion charger pendant la nuit. 31 % indiquent le faire souvent ou toujours.
Est-il fréquent d’utiliser un appareil pendant qu’il charge ?
Oui. 77 % des personnes interrogées déclarent utiliser au moins parfois leurs appareils pendant leur recharge. 31 % le font souvent ou toujours.
Les Français utilisent-ils des chargeurs différents de ceux d’origine ?
55 % déclarent utiliser au moins parfois un chargeur différent de celui d’origine. Cette pratique est réalisée souvent ou toujours par 21 % des répondants.
Combien de Français adoptent des comportements à risque avec leurs batteries ?
91 % adoptent fréquemment au moins un des comportements à risque étudiés. Seulement 3 % ne déclarent aucun de ces comportements.
Les risques liés aux batteries lithium-ion sont-ils bien connus ?
Les Français évaluent leur niveau de connaissance à 4,6/10 en moyenne. Par ailleurs, 64 % se considèrent mal informés sur les risques liés à ces batteries.
Combien de personnes ont déjà rencontré un incident ?
12 % des Français déclarent avoir déjà personnellement rencontré un incident avec un appareil sans fil équipé d’une batterie lithium-ion. Ce chiffre englobe différents types d’incidents et ne correspond donc pas uniquement aux incendies.
Des gestes devenus automatiques avec la multiplication des batteries
Les résultats mettent surtout en évidence un décalage entre la banalité des appareils à batterie et le niveau de connaissance des précautions qui les entourent.
Recharger son smartphone avant de dormir, continuer à l’utiliser lorsqu’il est branché ou saisir le chargeur disponible à proximité sont devenus des gestes ordinaires. Ils s’inscrivent dans un quotidien où un foyer possède en moyenne plus d’une dizaine d’appareils équipés d’une batterie lithium-ion.
Dans ce contexte, le chiffre de 91 % prend tout son sens : les comportements à risque étudiés ne concernent pas une petite catégorie d’utilisateurs. Ils font partie des habitudes courantes d’une grande majorité des Français.
C’est ce que met en évidence le Sondage OpinionWay pour Assurance Prévention : la diffusion extrêmement rapide des appareils à batterie ne s’est pas nécessairement accompagnée d’un niveau de connaissance équivalent concernant leur utilisation.
Étude source
Étude : Sondage OpinionWay pour Assurance Prévention consacré aux Français et aux batteries lithium-ion.
Population étudiée : 1 000 personnes âgées de 15 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de la population française.
Recueil : questionnaire administré en ligne du 3 au 20 avril 2026.
Année : 2026.
Type d’étude : enquête quantitative auprès de la population française.